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Alcool au volant : ce que vous devez savoir

17 avril 2020
alcool au volant

L’alcoolémie est responsable chaque année de plus de 30 % des accidents mortels sur la route. Mais outre les dangers que cela représente concrètement pendant que vous êtes au volant, beaucoup d’autres conséquences et sanctions peuvent être à déplorer, surtout en cas de contrôle positif. Turdus se propose aujourd’hui de faire le point sur les répercussions que peuvent avoir ce type de pratique sur votre vie quotidienne.

Vous le savez, en France, le taux limite d’alcool dans le sang est plafonné à 0,5 grammes d’alcool par litre de sang. Ce taux passe même à 0,2 grammes pour les permis probatoires, c’est-à-dire pour ceux qui ont moins de trois années de permis (deux ans pour ceux qui ont fait la conduite accompagnée). Avant de prendre le volant et après avoir bu quelques verres, vous vous devez de tester votre taux afin de vous assurer que vous n’êtes pas hors la loi. Les éthylotests jetables à usage unique jouent très bien leur rôle et vous permettent de laisser les clés à un autre conducteur ou de dormir sur place si cela s’avère nécessaire.

Mais si vous décidez de ne pas vous tester ou de prendre tout de même le volant malgré un résultat inadéquat, sachez que les répercussions peuvent être importantes.

En cas de contrôle routier, quelles sont les sanctions ?

Le contrôle routier peut être réalisé par la gendarmerie nationale ou par les forces de police. Il peut intervenir de manière aléatoire ou suite à un accident de la route, comme nous le verrons dans le prochain chapitre.

En cas de contrôle avec un résultat positif, les peines encourues dépendent d’une part de votre permis (probatoire ou définitif), mais également du taux d’alcool dans le sang constaté. Si vous êtes jeune conducteur et que votre taux est supérieur ou égal à 0,2 g/l dans le sang, votre véhicule sera immédiatement immobilisé et vous devrez payer une amende forfaitaire de 135 €. 6 points seront de plus retirés de votre permis de conduire. Sachant qu’un permis de moins d’un an n’a que 6 points, vous vous verrez dans l’obligation de le repasser, mais également de signaler à votre assureur ce retrait, comme nous le verrons tout à l’heure.

Deuxième cas de figure, vous avez plus de 3 ans de permis et votre taux maximal autorisé est maintenant de 0,5g/l. Si vous êtes contrôlé au-dessus de cette valeur mais en-dessous de 0,8g/l, vous aurez les mêmes sanctions que dans le cas d’un permis probatoire, accompagné d’une suspension de permis pouvant aller jusqu’à 3 ans. Au-delà de 0,8g/l, les choses se corsent. Car l’amende peut aller jusqu’à 4 500 € (en plus toujours des 6 points de retrait et de l’immobilisation du véhicule) et votre permis n’est plus cette fois-ci suspendu, mais bien annulé. Vous ne pourrez le repasser (le code et la conduite) qu’après 3 années voire plus si vous êtes récidiviste.

Et sachez que si vous refusez de vous faire contrôler, vous encourez les mêmes peines qu’une personne conduisant avec plus de 0,8g/l dans le sang… Les conséquences sont très lourdes, autant financièrement que professionnellement car dans bien des cas, ne plus avoir de permis de conduire peut signifier perdre son emploi. Et nous n’avons pas encore parlé d’accident de la route !

En cas d’accident de la route, quelles sont les conséquences ?

Vous avez donc décidé de prendre le volant malgré les quelques verres que vous avez bu ce soir. Vous vous sentez bien, vous n’habitez pas loin… il n’y a pas de raison. Et pourtant, sans vous en rendre compte, votre vue est brouillée, vos temps de réaction allongés et votre capacité à réfléchir très fortement ralentie. Sans parler des risques de somnolence qui sont décuplés. Il faut en être très conscient car les accidents de la route sont la première cause de mortalité ou de handicap chez les jeunes conducteurs de moins de 25 ans.

Quoiqu’il en soit donc vous avez pris le volant… et malheureusement avez eu un accident… Souvent dans ces cas-là, l’accident est majeur et il y a des blessés. Sachez que dans cette situation, les forces de l’ordre arrivent très vite et vous vous devrez de prouver que vous n’aviez pas bu. Car outre les sanctions financières, ce qui va découler d’un contrôle positif changera énormément de chose dans votre vie.

accident alcool au volant

Au-delà des points retirés sur votre permis, de l’amende, et tout ce que nous venons de voir en cas de contrôle routier aléatoire, être responsable d’un accident de la route sous l’empire de l’alcool, surtout s’il y a blessure peut être dramatique. Déjà dans la majorité des cas, votre contrat d’assurance ne marchera pas ! En effet, lorsque vous signez votre contrat d’assurance automobile, vous vous engagez non seulement à ne pas avoir eu de suspension de permis dans les 6 derniers mois, mais également à ne pas conduire ivre. Ainsi, même si vous êtes assuré en « tous risques », vous ne toucherez d’indemnité ni pour votre véhicule, ni pour vous si vous êtes blessé et ne pourrez d’ailleurs pas faire fonctionner la protection juridique de votre contrat auto si vous deviez passer devant un tribunal. Par contre, sachez que la responsabilité civile de votre véhicule (inclus à minima dans n’importe quel contrat automobile) couvrira les dommages causés à autrui donc, éventuellement, les dommages causés aux passagers que vous transportiez.

Alcool au volant et assurances

permis et carte grise

L’alcool au volant implique donc également de prévenir votre assureur automobile. Et cette information peut l’inciter dans le pire des cas à résilier unilatéralement votre contrat (sans attendre la date d’échéance) ou à le majorer drastiquement ce qui peut représenter des sommes exorbitantes, surtout si vous êtes encore jeune conducteur. Dans tous les cas, même s’il n’y pas d’alcool au volant en jeu, vous vous devez de signaler toute annulation ou suspension de permis à votre assureur.

Et si vous ne le faites pas en pensant « bien faire » détrompez-vous : l’AGIRA veille ! Cette Association Gestion des Informations sur le Risque Automobile centralise toutes les données de tous les conducteurs en France et détectera forcément votre fausse déclaration à un moment ou à un autre.

En résumé, franchement… le jeu n’en vaut pas du tout la chandelle. N’hésitez pas à vous autocontrôler grâce à un éthylotest jetable. Et ne prenez surtout pas le volant si le résultat n’est pas bon. Les retentissements sur votre vie peuvent être trop importants pour prendre ce type de risque.